Aujourd’hui, au travers de la 3D, nous sommes confrontés à un défi : le changement de langage cinématographique.

En effet, si les règles de la cinématographies sont nées aux environs de 1895, cela signifie que depuis plus de cent ans nous consommons un certain langage en 2 dimensions. Une habitude s’est donc installée et ce en tenant compte malgré tout d’une évolution bien naturelle. Ce langage 2D rend l’aspect vécu des scènes en “téléportant” la caméra à différents points de vue et ce de plus en plus vite au fil du temps, exemple : champ/contre-champ, travellings, top-shots, plan américain sur le guitariste puis gros plan sur les mains, les exemples ne manquent pas. La caméra nous emmène pour nous donner suffisamment d’informations pour vivre l’histoire sous différents angles. Ce serait comme lire plusieurs livres sur un sujet afin de s’y sentir plus à l’aise, afin de le connaître mieux. Et bien avec la 3D, c’est différent, elle vous emmène sur le terrain, de ce fait on ne déplace plus la caméra sans tenir compte du fait qu’elle est les yeux du spectateur en quelque sorte.

Pour s’adapter à ce changement de langage qui va moins déplacer la caméra pour couvrir tous les angles mais plus obliger le réalisateur à se poser la question suivante “où vais-je placer mon spectateur dans la scène ?”, il y a la possibilité du story-board en 3D. Et si le réalisateur a déjà l’habitude de la 3D, il souhaitera certainement gagner beaucoup de temps lors du tournage en faisant construire son story-board. Ce genre de document informatique peut être imprimé comme une bande dessinée mais peut aussi être animé en vidéo telle une copie du futur film mais en image de synthèse simplifiées. Imprimé ou animé, la production sera très heureuse de pouvoir valider cela avant d’aller plus loin dans les étapes de production.